Esprit Japon, carte blanche à Martine Rey

Du 22 décembre 2018 31 mars 2019
Y. Shimizu, vannerie ©
Audience
TOUT PUBLIC
Type d’exposition
Passée

À l'occasion de la double commémoration du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon et du 150e anniversaire de l'ère Meiji, le Département de l'Isère s'inscrit dans la programmation culturelle Japonisme 2018 : les âmes en résonance du Ministère des Affaires étrangères et déclare 2018 - Année du Japon en Isère.
Au musée Hébert, du 23 décembre 2018 au 31 mars 2019
De l'autre côté, et grande galerie du musée
Esprit Japon, carte blanche à Martine Rey
Une exposition autour du dialogue entre les cultures des deux pays présentant des artistes vivants japonais et français.
Et aussi : Esprit Japon, Hébert et l'empire du Soleil Levant

Esprit Japon, carte blanche à Martine Rey

La culture japonaise ne fait pas la différence entre l’art et l’artisanat. Au Japon, il n’y a pas de bel objet qui ne renvoie à celui qui l’a réalisé, mais aussi aux générations qui ont transmis le savoir-faire nécessaire. C’est pourquoi les hommes peuvent être élevés, souvent de père en fils, au rang de « Trésors nationaux » (Kokuhô) et cela au même titre que les monuments et les oeuvres d’art, ainsi que les techniques.
L’artiste iséroise Martine Rey a fait une partie de sa formation à l’université des beaux-arts de Kyoto. Elle revient d’une résidence, dans la catégorie métiers d’art, à la villa Kujoyama de l’Institut français du Japon. Imprégnée de l’esthétique Mingei, qui prône la beauté des objets d’usage quotidien et leur dimension spirituelle, Martine Rey nous propose de faire dialoguer les cultures des deux pays à travers une rencontre des artistes-artisans vivants, japonais et français, qui créent dans l’esprit de cette tradition.
Artistes exposés : Mami Adachi, Monique Deyres, Naoko Ito, Laurence Klein, Laetitia Pineda, Martine Rey, Fumié Sasai, Takayuki Shimizu, Mine Tanigawa, Hiroshi Ueta.

Hébert et l’Empire du soleil levant

En 1867, le premier pavillon de l’empire du Soleil levant, présenté lors de l’exposition universelle, obtient un succès considérable et lance la mode des objets japonais. De nombreuses boutiques de « chinoiseries-japoneries » ouvrent et proposent toutes sortes d’articles exotiques importés, souvent réalisés spécialement pour les Européens. Parmi les précurseurs, les frères Goncourt, Jules et Edmond, sont absolument fascinés par ces objets qu’ils collectionnent dans un cabinet oriental débordant jusque sur les marches de l’escalier de leur maison d’Auteuil.

Hayashi Tadamasa (1854-1906), venu en tant qu’interprète pour l’exposition universelle de 1878, s’établit en 1883 comme marchand d’art. En tant que commissaire général du comité japonais de l’exposition universelle de 1900, il va largement contribuer à la propagation du japonisme. Devenu la coqueluche du Tout-Paris, il est lié aux frères Goncourt, notamment à Edmond qu’il aide pour ses écrits sur les artistes japonais (Outamaro, le peintre des maisons vertes, 1891, et Hokusaï, 1896). Par leur intermédiaire, il devient l’ami de la princesse Mathilde et du peintre Ernest Hébert.

C’est sans doute sous l’influence du Japonais qu’Hébert fit l’acquisition – ou les reçut-il en cadeau ? – des objets nippons figurant dans les collections du musée : kimonos, céramiques, éventails, orgue à bouche, mobiliers, etc., aux côtés d’objets chinois. Ce véritable bric-à-brac confirme l’engouement pour l’exotisme extrême-oriental qui s’affiche dans les salons et les ateliers d’artistes, à Paris (Monet) comme en province (général de Beylié), à la fin du XIXe siècle.

Salon et salle à manger d'Ernest Hébert.

Ressources
Lieu

De l'autre côté, salles d'exposition temporaire du musée
Tous les jours sauf le mardi, de 14 h à 18 h
Chemin Hébert - 38700 La Tronche

Contact

Catherine Sirel - chargée de communication et des publics

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