Contez les boutons Installation Journées du matrimoine

Du

1juin2007
16septembre2007

Le Musée dauphinois a accueilli avec enthousiasme le projet développé par Michel Jeannès et les artistes du collectif La Mercerie. Le poète offrait au musée l’occasion insolite d’explorer un nouveau point de vue en visitant le concept de « matrimoine ». Pendant plus de deux ans, le poète et le musée se sont aventurés à la
rencontre des habitants du « territoire du matrimoine », échangeant régulièrement le rôle d’éclaireur et celui de guide. Ce territoire est-il si différent de celui du patrimoine ? Suivant le chemin ouvert par le poète, il convient de classer ce territoire en « ZIP », c’est-à-dire en « Zone d’intention poétique » : un laboratoire expérimental et protéiforme en progression constante.

La rencontre de La Mercerie et du Musée dauphinois s’est effectuée sous la tutelle symbolique du colporteur, mercelot itinérant et passeur de cols, très présent parmi les « gens de l’alpe ».

Le collectif La Mercerie

« La Mercerie désigne un principe artistique global et une pratique basée sur l’échange symbolique, concentré autour de l’artéfact de mercerie le plus emblématique : le bouton. Cet objet fonctionnel est connu de tous, sans distinction de classes sociales. Ayant découvert et exploré le potentiel narratif et chargé en affects de cet objet et de la boîte à boutons – trésor domestique transmis de mère en fille –, je le consacre « Plus petit Objet Culturel Commun » et l’envisage très tôt comme métaphore du lien social (un bouton rapproche les pans du vêtement) et vecteur relationnel. Je nomme Zone d’Intention Poétique (ZIP) la forme conceptuelle et relationnelle, portée par l’artiste et tissée de sollicitations et de réponses autour de cet objet modeste. » Michel Jeannès
Depuis 1998, La Mercerie développe un dispositif participatif qui permet l’implication de tout un chacun, au travers de plusieurs formes ouvertes favorisant tantôt l’expérience (la Centrale de tri de boutons ; la participation gestuelle : Boutonner-Déboutonner), la collecte de témoignages et souvenirs écrits (Coudre son histoire à un bouton), ou audio-visuels (Boîtes à boutons-Boîtes à mémoire).
Ce dispositif, à la fois codifié, établi, et malléable, permet de dynamiser les relais sociaux et culturels d’un territoire donné, en s’adaptant aux fonctions et missions spécifiques de chaque acteur : un centre social sera plus particulièrement axé sur le lien et la rencontre ; une bibliothèque
sera sensible à la lecture et à l’écriture ; une maison de l’enfance ou une école seront attentives à la possibilité d’appropriation du dispositif par le pédagogique.

Type Exposition passée

Audience TOUT PUBLIC