Les dessous de l'Isère. Une histoire de la lingerie féminine

Du
21mar 2013 21sep 2014
Affiche de l'exposition
Audience
TOUT PUBLIC
Type
Exposition passée

Fleuron de l’industrie iséroise au XXe siècle, la fabrication des sous-vêtements féminins a laissé dans nos mémoires des marques aux noms évocateurs : Lora, Lou, Valisère ou encore Playtex. Mais le savoir coudre alpin s’est exporté et nos usines textiles ont quitté l’Isère.

L’exposition proposée par le Musée dauphinois retrouve la mémoire de cette industrie disparue et par ces petits morceaux d’étoffe, elle retrace un siècle d’évolution des moeurs et de notre rapport au corps et à l’intime.

L’ère du trousseau. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, chaque jeune fille confectionnait la lingerie de son trousseau qui, après son mariage, l’accompagnait sa vie durant. Ces “linges de corps” répondaient aux besoins d’hygiène et de confort et excluaient toute fonction érotique. La tradition du trousseau dura jusqu’au milieu du XXe siècle mais ne résista pas à l’émancipation des femmes et à la consommation de masse.


L’appel de la liberté. Les femmes s’affranchissent et la garde-robe féminine se transforme au gré des modes, des innovations textiles et des changements sociaux. Le corset qui enserre la taille est abandonné à l’instar des crinolines et autres tournures pour céder la place au soutien-gorge et à la
gaine. Le “fait maison” disparaît au profit du prêt-à-porter des grands magasins.

 

L’industrialisation de la lingerie. Les usines et les machines perfectionnées produisent les dessous de millions de femmes. Les textiles dépendent de la chimie qui inventent des tissus qui sèchent vite et ne se repassent pas. Pour être dans le vent on a la fibre moderne ! À Grenoble une gigantesque usine, La Viscose, produit dès 1927 un fil révolutionnaire qui sera tissé partout en France et notamment chez Valisère.


Le marché se mondialise. À partir des années 1980, l’industrie de la lingerie subit elle aussi les effets de la mondialisation. Les entreprises encore familiales pour certaines sont progressivement absorbées par de grands groupes internationaux comme Triumph International ou Vanity Fair Brand. Les dessous deviennent des accessoires de mode que l’on exhibe. La profusion de marques entretient une bataille commerciale menée sur tous les fronts, du prêt-à-porter bon marché à la haute lingerie sophistiquée.


Où sont les femmes d’aujourd’hui ? La lingerie est-elle affaire de séduction, de confort ou de conformité à des modèles ? Un micro-trottoir, des chansons, les “portraits culottés” de Chloé Prigent opposent, en fin d’exposition, leurs témoignages aux publicités contemporaines.
 

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