Germaine Tillion. Itinéraire et engagement d'une ethonologue

Du
4fév 2005 31mai 2005
Affiche de l'exposition
Audience
TOUT PUBLIC
Type
Exposition passée

Réalisée à partir des fonds photographiques de Germaine Tillion, l’exposition présente les trois moments forts dans la vie de cette femme d’exception : dans les années 1930, tandis qu’elle étudie la population des Aurès pour le Musée de l’Homme, dans les années 1940, en Résistance au sein du "Réseau du Musée de l’Homme" et en déportation à Ravensbrück, puis enfin dans les années 1950, en Algérie, tandis que Jacques Soustelle, lui confie l’aménagement des centres sociaux parmi d’autres mesures tendant à maintenir la présence française. L’occasion de suivre le parcours singulier d’une anthropologue de terrain autant que d’une femme de conviction, modèle de courage, qui éclaira la réflexion de ses contemporains.

Connue pour son engagement précoce dans la Résistance autant, peut-être, que pour ses positions pendant la guerre d’Algérie contre l’usage de la torture et pour l’accès de tous au développement, Germaine Tillion l’est moins en revanche en tant qu’ethnologue.

C’est précisément cette oeuvre, l’une des plus riches et des plus novatrices, pour la connaissance du monde méditerranéen notamment, et de sa rencontre avec les grandes “ruptures” du XXe siècle (la décolonisation et la Deuxième guerre mondiale, notamment) que l’exposition explore. Réalisée et présentée en 2004 à Lyon par le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, cette présentation commence en 1934, avec la mission
qu’elle effectue dans les Aurès pour le Musée de l’Homme et se termine, avec les photos d’Erik Guignard dans le Sahara touareg, en passant par l’effroyable expérience de la déportation que Germaine Tillion subit à Ravensbrück et son retour en Algérie, dans les années 1950, autour du “moment très pur” qu’est la création des
Centres sociaux.


Grande figure humaniste, modèle de courage et de clairvoyance, Germaine Tillion offre les repères nécessaires pour mieux comprendre le monde. «C’est tellement important de comprendre ce qui vous écrase. C’est peut être ce qu’on peut appeler exister» dit-elle dans A la recherche du vrai et du juste, 2001.


Dans la version de l’exposition proposée au Musée dauphinois, les visiteurs peuvent voir en outre, dans leur intégralité, le film de Gilles
Combet, Les trois vies de Germaine Tillion et celui de Christian Bromberger, Germaine Tillion, une conscience dans le siècle.

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