ALPES LÀ !

Du
24mar 2017 23oct 2017
Affiche Alpes là !
Audience
TOUT PUBLIC
Type
Exposition passée

Le Musée dauphinois entretient depuis toujours une complicité avec l’image et sa photothèque est une mine précieuse pour tous ceux qui s’intéressent aux rapports de l’homme et de la montagne depuis la fin du XIXe siècle. La richesse et la diversité de ses fonds photographiques incitent le musée à proposer des expositions, telles que Chambre noire pour amateurs éclairés en 2013 - qui déroulait cent ans de l’histoire de Grenoble à travers la vie d’une famille bourgeoise – et  Premières couleurs en 2015 - qui dévoilait trois cents plaques autochromes du début du XXe siècle.

Le Musée dauphinois valorise ainsi régulièrement ses collections photographiques mais expose aussi des photographes contemporains dont le travail poursuit le regard sur l’homme et la montagne.

ALPES LÀ ! s’inscrit dans cette démarche.

Des pérégrinations d’Éric Bourret sur les massifs alpins naissent des images étranges qui semblent animées d’un mouvement imperceptible. Ces paysages flottants sont installés pour la première fois à Grenoble.

De ses rencontres et de sa complicité avec les habitants du Trièves, Emmanuel Breteau rapporte les portraits attachants de ceux qui vivent la ruralité d’aujourd’hui.

Par leur exploration, chacun des deux artistes renouvelle le regard sur le paysage alpestre et les « gens de l’alpe » d’aujourd’hui.

 

Éric Bourret - Carnet de marche 2015.16 Belledonne, Dévoluy, Oisans, Vercors

Exposition présentée du 24 mars au 23 octobre 2017

« Je suis constitué des paysages que je traverse et qui me traversent » Éric Bourret


À la demande du Musée dauphinois, Éric Bourret est parti redécouvrir les massifs emblématiques des Alpes durant les deux saisons d’hiver 2015-2016. Ses photographies livrent une lecture profonde et poétique, dont la force expressive dépasse la valeur documentaire et témoigne de sa sensibilité d’artiste.
 

Le photographe marcheur expérimente un mouvement créateur de flou et invente une prise de vue qui donne au paysage traversé une singularité supplémentaire, une vitalité, un souffle. Il suggère un nouvel espace-temps dans un territoire de lignes, de contours, d’escarpement, de rocs aigus et de sentiers qui étendent le champ du regard.

Esthétiques indéniablement, les photographies d’Eric Bourret portent aussi une valeur documentaire incontestable pour qui veut regarder et comprendre chacun de ses massifs.

L’œuvre d’Éric Bourret, artiste marcheur, s’inscrit dans la lignée des Land-Artists Anglais et des photographes-arpenteurs de paysages. Depuis le début des années 1990, Éric Bourret parcourt le monde à pied, traversant tous horizons à toutes altitudes, effectuant des clichés qu’il nomme « expérience de la marche, expérience du visible ».

L’expérience du trajet aiguise la perception et la réceptivité au paysage et Éric Bourret grave dans ses images ces transformations sensorielles et physiques profondes. 

Emmanuel Breteau, 20 ans de photographie avec les habitants

Trièves. Tournant de siècle

Exposition présentée du 24 mars au 4 septembre 2017

« J’aime photographier les gens sur un temps long, prendre le temps de la rencontre, leur expliquer mon travail et l’importance de leur présence dans un livre ou dans une exposition. Il faut ce temps avant que les personnes acceptent de me confier leur image et  partager leur intimité.» Emmanuel Breteau

Lorsqu’il s’installe en 1988 dans le Trièves, Emmanuel Breteau réalise son rêve de vivre un jour dans les Alpes. Ses premières photos montrent un territoire authentique aux paysages grandioses et aux villages bâtis au pied des montagnes. Pour créer la rencontre, il tourne très vite son objectif  vers les habitants. Deux décennies plus tard, l’album de famille est presque achevé, complété en 2015 et en 2016 de portraits et de témoignages actuels. Pays d’adoption d’Emmanuel Breteau, le Trièves deviendra-t-il un peu le nôtre par cette rencontre au Musée dauphinois ?

Dans les années quatre-vingt-dix, Emmanuel Breteau constate qu’une culture encore vivante disparait et l’urgence d’en garder la mémoire s’impose à lui. Il part alors à la rencontre des habitants qui s’étonnent que l’on s’intéresse à leur quotidien d’agriculteurs. La méfiance du début cède la place à une complicité et une amitié perceptibles dans les photographies d’Emmanuel Breteau.

Mais l’album ne se limite pas aux anciens occupants du territoire rural, photographiés sur plusieurs années. Emmanuel Breteau poursuit son reportage avec d’autres qui regrettent de n’en faire pas encore partie et avec les nouveaux arrivants. Chacun parle de son expérience, de sa relation au territoire et de son évolution au cours de témoignages recueillis par Emmanuel Breteau.

L’évolution des pratiques agricoles, l’arrivée de l’autoroute et les nouvelles constructions ont considérablement transformé le Trièves. Vingt ans de photographie avec les habitants ont modifié le regard du photographe du Trièves et témoignent d’une période charnière entre XXe et XXe siècle.

 

 

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