Eugénie Goldsterne. Etre ethnologue et juive dans l'Europe alpine des deux guerres

Du
22nov 2007 30juin 2008
Affiche de l'exposition
Audience
TOUT PUBLIC
Type
Exposition passée

Les musées de Chambéry, Marseille et Grenoble se sont associés au musée autrichien d’ethnologie de Vienne pour révéler la figure d’Eugénie Goldstern, ethnologue en quête des sociétés traditionnelles alpines, de leurs spécificités et de leur universalité. L’exposition propose de redécouvrir l’oeuvre de l’ethnologue et des traits culturels communs qu’elle révèle, de l’alpin à l’humain. Près de deux cents objets issus de sa collecte dans les Alpes - dont des animaux-jouets – et de nombreuses photographies, sont réunis pour la première fois en France. L’exposition revient également sur les deux guerres mondiales, replaçant l’oeuvre d’Eugénie Goldstern et l’évolution de l’ethnologie dans ce contexte particulier.

A la veille de la Première Guerre mondiale, Eugénie Goldstern, jeune ressortissante de l’Empire austro-hongrois, parvient en Haute-Maurienne pour étudier la communauté villageoise de Bessans.
Elle observe dans le détail la vie de cette communauté alpine, dont elle publie une monographie en 1922. Elle poursuit travaux et collectes à travers l’arc alpin, composant une oeuvre ethnologique d’intérêt majeur dont l’essentiel est aujourd’hui conservé à Vienne, au Musée de folklore autrichien.
Et pourtant, on ne sait presque rien de cette ethnologue viennoise dont les travaux apparaissent aujourd’hui exemplaires et novateurs, voire annonciateurs des approches les plus abouties des ethnologues actuels. Eugénie finit sa vie en 1942 dans une chambre à gaz de Sobibor, tandis qu’en 1944 l’armée nazie incendie Bessans.


L’exposition propose de redécouvrir l’oeuvre de Eugénie Goldstern et les traits culturels communs qu’elle révèle, de l’alpin à l’humain. Près de deux cents objets issus de sa collecte dans les Alpes – dont une étonnante présentation d’animaux-jouets – ainsi que nombre de ses photographies, sont réunis pour la première fois en France. Une autre partie de l’exposition revient sur les conflits de cette première moitié du XXe siècle, replaçant l’oeuvre de Eugénie Goldstern et l’évolution de l’ethnologie dans ce contexte particulier.