Les installations passées

Tous les deux ans, le parc du Domaine de Vizille se transforme grâce aux installations d’artistes contemporains. Découvrez les différentes oeuvres proposées depuis 2011 au cours de cette biennale d'art contemporain.

Filigrane

Une installation de Lis & Daneau architectes designer
2 juin - 18 septembre 2017

François et Maxime Lis ainsi que Clément Daneau nous expliquent leur démarche créative pour l’élaboration de Filigrane : "Les arbres centenaires du parc sont les témoins immobiles de l’histoire du site, de la ville, des  acteurs et des actions qui ont fait de l’actuel Domaine de Vizille, un lieu patrimonial unique.

200 mètres sculptés : un élancement à l’image du parc, une confrontation nouvelle avec ses arbres.
Les perspectives créées par le site, l’échelle du bâti et la masse végétale qui composent le lieu, sont les éléments fondamentaux de notre réflexion. La dimension de notre installation doit permettre au public de se confronter à la matière de l’oeuvre tout en s’appropriant l’échelle du domaine.
Eviter l’ignorance des passants, et s’effacer subtilement dans le parc pour invoquer une communion intime entre le public, la sculpture et la nature.
Une sensation originelle de liberté et de bien-être qui se dégage du domaine : la main du visiteur caresse la matière et se laisse guider par la forme.
Ainsi, ils évoluent ensemble au travers du parc et sillonnent la diversité de ses arbres."
Filigrane, une oeuvre élancée présentée par :

François Lis, architecte HMONP, diplômé de l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble
Maxime Lis, designer industriel
Clément Daneau, architecte HMONP, diplômé de l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble

Rose Palace

Une oeuvre de Viviane Rabaud
5 juin - 21 septembre 2015

Viviane Rabaud nous explique sa démarche créative pour l’élaboration de Rose Palace :
"Comment s’insérer dans cet ensemble architectural et paysager, témoin d’au moins 10 siècles d’histoire de France et accueillant aujourd’hui le Musée de la Révolution française ?
Lorsque je me suis rendue au Domaine de Vizille, j’ai commencé par en visiter le musée. Musée d’art d’événements marquants de l’histoire, ou musée historique d’oeuvres d’art ?
C’est ce lien étroit entre l’art, l’histoire et ses représentations, déroulé tout au long du parcours comme au long des époques, qui m’a orientée progressivement vers cette proposition ; et c’est la salle de la République, résolument moderne, qui a motivé cette recherche sur l’idée d’anachronisme.
Si les idées de reliance, de contexte, de prolongement, de décalage, de rencontres,... sont centrales dans ma démarche, le Domaine de Vizille incarne un territoire propice pour déployer et tisser ce qui m’anime.

Dans ce parc, on ne visite plus une exposition, on se promène. Néanmoins, de multiples images et pensées s’invitent alors que je découvre ce parc, ces jardins, ce château ; l’imaginaire bat son plein.
Je viens perturber ce paysage propice à l’imagination. L’augmenter. Y poser un calque. Un calque décalé, anachronique... Et toujours donner forme à une vision contemporaine de l’histoire.
Pour ce projet, je choisis de donner corps à ce que j’appelle un instant de forme. Un instant de forme où s’entremêlent témoignages et relancements. Donnant à la fois une consistance au passé et un élan vers d’autres possibles. Une zone d’équation entre réminiscences et expansions. L’idée est ici de m’approprier la Bastille Saint-Antoine, symbole fort de la Révolution française et de représenter, de mettre en scène ma vision contemporaine de celle-ci.
Dans les années 1960, l’appropriation désignait l’ativité fondamentale du Nouveau Réalisme tel que la définissait Pierre Restany : "Le geste d’appropriation est l’agent absolu de la métamorphose, le catalyseur de la révolution du regard."
C’est donc une Bastille tissée de fils de scoubidou rose fluo, flottant sur l’eau au milieu du canal, qui vient habiter provisoirement le parc du Domaine de Vizille.
Cette métamorphose s’appelle Rose Palace."

Scansions

Une oeuvre de Mireille Fulpius
30 mai - 16 septembre 2013

Le parc a donné la mesure de Scansions et a imposé la grandeur de cette oeuvre composée de 532 planches en épicéa de 6 m de haut par 12 cm de large.
Dix jours de travail, 2 kilomètres de câble et 532 tirants métalliques ont été nécessaires à Mireille Fulpius pour la réalisation de cette oeuvre monumentale autant artistique que technique.

Mireille Fulpius aime jouer avec les matières naturelles, tant quand elle peint, que lorsqu’elle conçoit ses oeuvres d’art.
Elle observe la nature et ses empreintes pour être en osmose avec elle.
Parce que la nature a horreur du vide, l’artiste occupe l’espace en expérimentant tout d’abord à très petite échelle, pour enfin donner vie à des oeuvres volumineuses, imposantes, artificielles et éphémères, qui le temps de leur présence, composent un nouveau paysage.
Le public est alors invité à faire vivre l’oeuvre en la parcourant, en la traversant, en la contournant. Il fait véritablement partie de l’Installation dont l’artiste s’est détachée pour les laisser vivre ensemble.
Maquette « Charpente » avec la collaboration de : Tristan Leppens et Sylvie Bourcy

Invitation au labyrinthe, chemins voilés

Une oeuvre de Marie Goussé
20 mai - 19 septembre 2011

Au fil du temps elle a joué et fait siennes ces matières à penser (à panser ?) pour en jalonner le dédale de sa création. Antidotes aux maux de l'âme et du corps, les oeuvres de Marie Goussé, comme les cailloux du petit Poucet (petit Goussé ?) donnent à celui qui les rencontre quelques clefs afin de poursuivre le chemin.

C'est ainsi, en utilisant ces notions de fil, trame, maille, toile, textile, qu'elle suggère à son « lecteur » de continuer à tisser son histoire.
L'oeuvre de Marie Goussé apporte une réflexion sur la confrontation au temps, sur la transformation de l'individu et de l'espace. Elle invite à une déambulation au coeur de la nature et au coeur de l'Homme en transgressant l'espace et le temps.
Marie Goussé a le goût de la mémoire, qu'il s'agisse de celle des lieux ou de celle des matériaux. Les installations qu'elle conçoit se pensent toujours en fonction de l'espace qui les accueille.
Elle vient naturellement au Domaine de Vizille, qui pour la toute première fois accueille une installation in situ, lieu improbable où s'entremêlent les strates de la féodalité et de l'aristocratie, les souvenirs de l'Assemblée de Vizille de 1788 et d'industrieuses activités textiles au XIXe siècle. En ce parc devenu paisible, elle propose son installation monumentale Invitation au labyrinthe, chemins voilés.

Accueil Partager cette page