Les Orientales de Berlioz

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Au XIXe siècle, la Méditerranée laisse voguer l’imagination vers un certain envoûtement d’un Orient voluptueux et sensuel, peuplé de figures féminines. Des reines et des princesses aux tragiques destinées, telles Didon, Salammbô ou Cléopâtre, de poignantes captives ou de sensuelles baigneuses enflamment l’univers d’Hector Berlioz ainsi que celui de nombreux écrivains tels Gustave Flaubert – dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance –, Théophile Gautier ou de musiciens comme Félicien David ou Ernest Reyer.

Les œuvres musicales de Berlioz comme celles de ses pairs sont marquées par des femmes lointaines qui ont su l’émouvoir et l’inspirer. C’est la reine carthaginoise Didon, héroïne de l’Énéide de Virgile, qui sut la première « enflammer [l’] imagination naissante » du jeune Hector et dont il relate naturellement l’épopée et le destin funeste dans l’œuvre qu’il mûrit pendant plus de quarante ans : Les Troyens. C’est Cléopâtre, dont la tragédie l’inspire de façon trop audacieuse lors du concours du Prix de Rome, au point de le faire échouer dans sa quête du précieux sésame. C’est Sara la baigneuse ou la captive, d’après les poèmes de Victor Hugo issus des Orientales qu’il met en musique… C’est Salammbô, dont Gustave Flaubert conte la tragédie ou encore Lalla-Roukh dont Félicien David dévoile les charmes et la délicatesse…

Des prêts exceptionnels, de prestigieux manuscrits, des œuvres emblématiques représentantes des grandes heures de l’Orientalisme ou des partitions musicales permettent de mieux appréhender le destin de ces héroïnes lointaines et envoûtantes.

Enfin, cette exposition sera l’un des temps forts de l’été, où comme chaque année, se déroule à La Côte Saint-André le Festival Berlioz à la fin du mois d’août et dont les programmations sont étroitement liées.

Pour en savoir plus : https://www.festivalberlioz.com/