Hector prend les eaux ! Entre thermalisme et divertissements

Du

27juin2026
31décembre2026

Au XIXe siècle, les villes d’eau dédiées aux soins deviennent des lieux propices aux mondanités : courses hippiques, promenades, bals, casino et concerts. 

Découvrez l’histoire de ces stations thermales, la place qu’y occupent la musique et un certain… Hector Berlioz !

Si pour beaucoup « aller aux eaux » est un moyen d’exister socialement, certains espèrent seulement y trouver une quelconque guérison. Outre le temps consacré à « la pratique des sources », ces stations thermales deviennent peu à peu des lieux de villégiatures favorisant les rencontres aristocratiques, les affaires des notables ou privilégier de manière parfois informelle la diplomatie internationale. Elles rivalisent alors d’ingéniosité pour capter cette clientèle en développant les moyens d’occuper les temps libres en offrant des loisirs organisés : des promenades, des concerts dans les parcs, des soirées à l’opéra ou au casino, des pièces de théâtre et même des courses hippiques !

Aussi se crée pendant la saison estivale, un véritable « circuit des eaux ». Les séjours s’enchainent d’une cité thermale à l’autre : Uriage, Allevard, Aix-les-Bains, Evian, Biarritz, Dax, Vichy, Plombières, ou Baden Baden en Allemagne… Le séjour des princes, des aristocrates et des grands dignitaires offre à ces cités une véritable notoriété internationale comme Aix-les-Bains avec la reine Victoria ou Plombières avec Napoléon III.

D’illustres musiciens, tel Hector Berlioz, profitent de ces séjours en répondant à l’invitation des directeurs de théâtre pour diriger leurs œuvres en espérant assoir leur notoriété et obtenir d’autres opportunité de se produire. Ainsi, chaque année à partir des années 1850, Berlioz se rendra à Plombières et à Bade. Son, opéra, Béatrice et Bénédict sera même créé en 1862 à l’occasion de l’inauguration du théâtre de Bade. Aussi, à la fin du siècle, la création française de l’opéra de Richard Wagner Tristan et Isold fit résonner les murs du théâtre du Grand Cercle d’Aix-Les-Bains.

L’exposition se propose de raconter l’histoire singulière de ces stations thermales, ces lieux singuliers mêlant, soins, rencontres parfois improbables, plaisirs, convivialité et jeux de pouvoirs, à travers une riche iconographie (lithographies et caricatures d’époque) et de documents jamais exposés conservés au musée.


Eau quelle histoire !

Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la saison culturelle portée par le Département de l’Isère « Eau, quelle histoire ! » et est l’un des temps forts de l’été, où comme chaque année, se déroule à La Côte Saint-André le Festival Berlioz et dont les programmations sont étroitement liées.


 

Lieu

Musée Hector-Berlioz
69, rue de la République
38 260 La Côte-Saint-André

Type Exposition temporaire

Audience TOUT PUBLIC