Colloques passés

Cosmopolitismes et patriotismes au temps des Révolutions

Musée de la Révolution française | Mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2019

Ce colloque préparatoire au XXIIIème congrès du Comité International des Sciences Historiques qui se tiendra en 2020 à Poznań a pour thème : Cosmopolitismes et patriotisme au temps des Révolution.

Les journées se sont déclinées en trois temps et ont commencé par un hommage à l’historien Michel Vovelle disparu en octobre 2018, la deuxième session a été consacrée à l’historiographie de la Révolution française au Royaume-Uni. Enfin, les problématiques de nation, patrie et Révolutions ont été soulevées par de jeunes doctorants en Histoire du monde entier.

Comité scientifique
Commission Internationale d’histoire de la Révolution française | Alan Forrest, Matthias Middell, Pierre Serna, Koichi Yamazaki
Musée de la Révolution française-Domaine de Vizille | Alain Chevalier, Hélène Puig

Téléchargez le programme du colloque ICI

Affiche du colloque Collectionner la Révolution française

Le siècle des Lesdiguières Territoires, Arts et rayonnement nobiliaire au XVIIe siècle

Université Grenoble Alpes- Musée de la Révolution française - Domaine de Vizille - Musée de l'Ancien Evêché - Musée dauphinois
25-26-27 octobre 2017

En associant par combinaisons matrimoniales son nom à celui des Créqui, le connétable François de Bonne, duc de Lesdiguières (1543-1626) a fondé une puissante dynastie ducale peuplée de gouverneurs, ducs et maréchaux de France. Les Lesdiguières et les Créqui ont marqué de leur empreinte le XVIIe siècle européen, tout en laissant de nombreuses traces encore visibles sur le territoire et dans le patrimoine français. Pour autant, aucune grande manifestation scientifique ne s'est jamais attachée à leurs noms ni à leur histoire commune.
Ce colloque invite à interroger les relations qu'entretenaient les Lesdiguières-Créqui avec leurs différents territoires ainsi qu'avec les arts en croisant, pour la première fois, les connaissances et les approches de chercheurs de toutes disciplines, en particulier l'histoire et l'histoire de l'art, ainsi que des acteurs du monde culturel et patrimonial.
Outre les études centrées sur des personnages de la dynastie encore mal connus, seront envisagées des approches plus larges portant sur les sphères nobiliaires, les univers diplomatiques et curiaux, tant dans le registre des pratiques que dans celui des représentations liées au second ordre : les alliances matrimoniales et leurs enjeux, les réseaux d'hommes et leur maillage, les paradigmes nobiliaires et l'individu, les fonctions exercées dans la guerre, dans le domaine de l'administration provinciale et d'Etat de l'Ancien Régime en tant que lieutenant général ou gouverneur.
Dans cette perspective, sera mise en lumière la question de l'apparente distorsion existant entre une dynastie nobiliaire aux ambitions et au rayonnement internationaux et la permanence revendiquée d'un enracinement territorial fort, en Dauphiné, mais aussi en Provence.
Seront considérées tout particulièrement les propositions portant sur les liens étroits entre les Lesdiguières-Créqui et les arts. Leur rôle de mécènes, de commanditaires et de collectionneurs est un trait identitaire de la dynastie, dont témoignent de nombreuses œuvres peintes, sculptées et gravées, les objets d'art, mais aussi le mobilier, ainsi que des bâtiments et jardins (châteaux, hôtels particuliers...) et autres éléments architecturaux aujourd'hui entrés dans le patrimoine national.
Cette approche pose aussi la question de la mémoire et de la trace que les principaux acteurs de cette dynastie ont laissées ou cherché à laisser dans l'histoire (relations, mémoires, panégyriques...).

Téléchargez le programme du colloque en PDF ICI
 
Comité scientifique : Philippe Bordes ; Marianne Cojannot-Leblanc ; Sylvène Edouard ; René Favier ; Michel Figeac ; Jean Guibal ; Pierre Rosenberg ; Martin Wrede.

Collectionner la Révolution française

Mercredi 23 septembre 2015 - Maison des Sciences de l'Homme Alpes, 1221 avenue centrale Domaine universitaire de Grenoble.
Jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2015 - Musée de la Révolution française, Domaine de Vizille.

Pour détourner une phrase célèbre de Saint-Just, peut-on collectionner « innocemment » ?
Rechercher, rassembler, conserver, le cas échéant exposer des objets et/ou des écrits de la Révolution française suppose au minimum un intérêt pour l'idée même de collection, mais peut aussi impliquer le désir de transmettre le souvenir et les héritages des années 1789-1799. Le premier cas peut tenir de la simple érudition, d'un esprit inclinant à la collection, voire d'achats susceptibles de donner lieu à échanges, reventes, etc., sans que le politique y trouve toujours sa place.
Le second cas renvoie au domaine des « passeurs de révolution », de celles et ceux pour qui objets, images, écrits relèvent aussi d'une mémoire à transmettre aux générations successives, éventuellement au nom de l'idée d'une révolution qui ne serait pas encore advenue et de principes qui resteraient à défendre.
Quelle que soit l'hypothèse suivie, si elle est privée, la collection reste fondamentalement l'oeuvre d'une vie et ne survit pas souvent à celle ou à celui qui l'a créée, au gré des héritages et des dispersions après-décès.
On le sait, une partie importante des collections publiques au XXIe siècle provient de collections privées ainsi dispersées.
Cependant les collections publiques ne sont pas seulement le résultat de rachats ou de dons de fonds privés, mais également le fruit de volontés politiques afin de construire, pour des collectivités entières, des objets de mémoires à partager et donnant du sens à la Révolution, qui finissent par constituer des patrimoines nationaux.
Pourquoi et comment collectionner la Révolution française ? Qui ont été ces collectionneurs, comment et sur quoi ont-ils fondé leur érudition, leurs techniques de collectionneur, leurs réseaux ? Ce sont ces parcours que le présent colloque se propose d'interroger.

La Révolution française 25 ans après le bicentenaire de 1789

Echanges internationaux organisés par la Commission Internationale d'Histoire de la Révolution française, l'Institut d'Histoire de la Révolution française et le Musée de la Révolution française
3, 4 et 5 septembre 2014


Au cours des 25 années écoulées depuis le congrès mondial des historiens qui s'est tenu à la Sorbonne en juillet 1989, l'historiographie de la Révolution française a considérablement évolué dans tous les pays. Facilitées par la révolution de l'internet et son corollaire, la numérisation massive de données, les recherches et les échanges internationaux dans ce domaine se sont beaucoup développés. Dans le même temps, l'importance de plus en plus grande accordée par exemple à l'histoire globale, transnationale ou coloniale a bouleversé et enrichi les analyses. Bien que l'historiographie change rapidement de nos jours, il apparaît indispensable de tenter un bilan des nouvelles interprétations, un quart de siècle après l'année du bicentenaire qui, indépendamment de la commémoration de la Révolution de 1789, s'est révélé une date de rupture dans l'histoire planétaire.
En 1989 il était toujours possible de discerner des différences nationales entre les interprétations de la Révolution, en France ou aux États-Unis, par exemple, ou à l'Ouest et à l'Est. Ces distinctions demeurent-elles pertinentes? La France conserve-t-elle une tradition historiographique distincte et nationale de la Révolution et dans quelle mesure la chute du Mur de Berlin et le déclin du marxisme contribuent-t-ils à créer en Europe une historiographie commune ? Comment les courants dominants actuels comme les « gender studies », l'histoire de la guerre et des conflits, l'étude de l'esclavage et des empires, ou le « cultural turn », commencent-ils à prendre leur place dans l'historiographie de la Révolution française?
Les échanges internationaux auxquels se joindra une importante délégation japonaise aborderont toutes ces questions et prépareront de la sorte la réunion en 2015 de la Commission Internationale d'Histoire de la Révolution française dans le cadre du Congrès du Comité International des Sciences Historiques à Jinan, en Chine. Le Congrès du CISH, qui a lieu tous les cinq ans, est le grand rendez-vous mondial de la communauté internationale des historiens. Il est l'occasion de présenter les thèmes les plus novateurs et de confronter la recherche avec celle de collègues venus de tous les continents. Pour la première fois depuis 1975, l'histoire des révolutions figure parmi les quatre grands thèmes de ce congrès sous le titre : Révolutions dans l'histoire du monde : comparaisons et connections.

Comité d'organisation :
Allan Forrest : Professeur à l'Université d'York, Président de la CIHRF
Pierre Serna : Professeur à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française, Vice-Président de la CIHRF
Matthias Middell : Professeur à l'Université de Leipzig, Secrétaire général de la CIHRF
Alain Chevalier : Conservateur en chef du patrimoine, Directeur du Musée de la Révolution française

Téléchargez le programme en cliquant ICI

 

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